Un jour vous vous êtes peut-être dit :

J’aimerais faire le Chemin jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle ou au moins une partie.

Cette idée vous est venue en ayant remarqué une marque au détour d’un chemin, en ayant vu un reportage, en ayant lu les aventures de personnes qui se sont lancées, en ayant échangé avec quelqu’un qui en revient…

Alors sachez que cette idée est comme une graine et qu’elle ne mourra jamais. Cette graine attend seulement une goutte d’eau pour germer et se développer. Tout comme votre idée qui attend son élément déclencheur pour se réaliser (peut-être que ce sera la lecture de cet article ?). Si vous avez cette idée dans la tête, elle ne vous quittera jamais jusqu’à ce que vous ayez foulé les Chemins de Compostelle. C’est ainsi, ces Chemins qui ont vu des générations de pèlerins au fil des siècles sont chargés d’histoire et ont une attirance indescriptible.

Que vous soyez sportifs ou non, que vous soyez pieux ou athée, que vous soyez seuls ou à plusieurs, peu importe. Les Chemins de Compostelle sont pour tout le monde, pour toutes les personnes qui souhaitent se reconnecter avec elle-même en marchant au contact de la nature et des choses simples sur ce Chemin thérapeutique.

Après avoir parcouru 1000 km à pied durant l’été 2022 de Poitiers jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, nous avons expérimenté divers logements, diverses expériences et il nous est arrivé bien des aventures ! Dans cet article, nous allons donc répondre à toutes vos interrogations, vous partager notre expérience et vous donner de nombreux conseils afin que votre future aventure se déroule au mieux.

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Pourquoi partir marcher sur les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle ?

Il y a autant de raisons de se lancer que de Chemins pour rejoindre Saint-Jacques-de-Compostelle :

  • Besoin d’une véritable et authentique coupure : vous vivez des moments difficiles et vous souhaitez vous retrouver seul(e) et réfléchir pour trouver la/les solution(s) : divorce/séparation douloureuse, réflexion sur un changement de vie que vous ne parvenez pas à débuter (changement de travail, déménagement/expatriation, nouveaux projets de vie…), dépression/burn out,
  • Se reconnecter à soi-même : la marche sur le long court a cette faculté de nous permettre d’effectuer une introspection intérieure puissante, un peu comme une méditation. Vous n’avez rien d’autre à faire de la journée que de vous nourrir, dormir et marcher. Vous n’êtes pas pollués par d’autres distractions. Vous avez toute journée pour réfléchir et vous reconnecter à vous-même afin de déterminer ce dont vous avez besoin et qui vous êtes,
  • Vous voulez vivre pendant quelques jours/semaines une vie simple au contact de la nature
  • Vous voulez réaliser un challenge sportif : vous pouvez autant décider de faire 100 km que 1000, 2000 km. Les grands sportifs y trouveront leur compte en fonction de leurs objectifs,
  • Vous aimez tout simplement marcher et rencontrer des personnes qui ont les mêmes envies que vous : le Chemin est réputé pour faire de merveilleuses rencontres et on ne peut que confirmer
  • C’est l’occasion de découvrir des endroits de France et d’Espagne que vous ne connaissez pas en mode slow travel, c’est-à-dire en prenant son temps grâce à la marche. C’est une façon de voyager complètement écologique !

Ce qui est sûr c’est que vous reviendrez de ce pèlerinage changé et avec, on l’espère, la réponse à toutes vos questions.

Histoire du pèlerinage

Depuis l’an 206 av. J.-C., l’Espagne est occupée par les Romains. Selon la tradition chrétienne, la légende raconte qu’après l’Ascension de Jésus, Jacques le Majeur (l’un des 12 apôtres du Christ et l’un de ses 4 premiers disciples avec Jean, Pierre et son frère André) s’est rendu dans la péninsule ibérique avec pour but de l’évangéliser.

Après 7 années à prêcher l’Évangile sans succès, on dit qu’il est retourné à Jérusalem où il fut décapité en l’an 44 ap. J.-C. par ordre du roi Hérode Agrippa. Son corps aurait alors été miraculeusement transporté dans une barque par deux de ses disciples (Athanase et Théodore) jusqu’aux côtes espagnoles de Galice où ils s’échouèrent. Ils auraient tous été enterrés à Santiago de Compostela.

La manière dont a été découvert le tombeau de St-Jacques le Majeur, tout comme sa vie ou les circonstances de sa mort, n’ont pas réellement été prouvés par les historiens. Néanmoins, la légende dit qu’entre 818 et 834, un ermite Pelayo (Pelagius) vivait sur le mont Pedroso près de l’église de San Felix de Solvio, non loin d’Iria Flavia (aujourd’hui la ville de Padrón). Une nuit, des anges lui auraient révélé l’emplacement de la tombe de l’apôtre Jacques le Majeur non loin. Dans l’obscurité de la nuit, d’étranges phénomènes de lumière pouvaient alors être vus au-dessus de la tombe, autour d’une étoile scintillante (Compostelle = compo estrella (en latin campus stellae) : champ d’étoile).

Le pieux ermite a immédiatement informé l’évêque Théodémir (+847) d’Iria Flavia. Il se rendit sur le site et trouva en effet dans le sous-bois un tombeau contenant 3 sarcophages, avec un petit autel au milieu. Après en avoir examiné les ossements, l’évêque a déclaré que c’était le dernier lieu de repos de l’apôtre Jacques et de ses 2 disciples, dont la mémoire était perdue depuis des siècles. Alfonso II le Chaste (789-842), alors roi des Asturies et de Galice, fut informé de cette découverte miraculeuse. Il a immédiatement proclamé Jacques son saint patron et a immédiatement fait ériger une chapelle au-dessus du tombeau : la future cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le pèlerinage vers Santiago de Compostela connaîtra son apogée du 12ème au 15ème siècle. Au 12ème siècle, un demi-million de pèlerins se rendaient chaque année à Saint-Jacques-de-Compostelle. Petit à petit, la tradition jacquaire et le pèlerinage de Compostelle quittent l’atmosphère limitée de l’église espagnole et s’ouvrent à l’Europe chrétienne.

Puis, du 16ème à la fin du 20ème siècle, une série d’événements a provoqué le déclin du pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle (guerres de religion, pestes, famine, déclin de l’église…). La fréquentation du chemin tombe même à presque zéro certaines années.

La véritable renaissance du Chemin ne commence que dans les années 1990. L’inscription des Chemins de Compostelle sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1993 a également été décisive. Les années 2000 marqueront un tournant dans la fréquentation des chemins. En 2000, plus de 55 000 pèlerins se sont enregistrés au Bureau des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. En 2019, ils sont 347 578 comptabilisés soit plus de 6 fois plus de pèlerins.

Présentation des différents Chemins de Compostelle

Si tous les chemins mènent à Rome, alors tous les Chemins mènent aussi à Saint-Jacques-de-Compostelle (Santiago de Compostela en Espagnol).

Sur la carte ci-dessous vous trouverez les principaux itinéraires :

Le Chemin le plus emprunté en France est celui au départ du Puy en Velay (Via Podiensis) qui se prolonge sur la partie espagnole avec le Camino Francés. Si vous souhaitez de la solitude alors n’empruntez pas ce chemin à la haute saison. On vous conseille de le faire hors saison (au printemps ou à l’automne) ce qui vous évitera également les fortes chaleurs de l’été.

Le Camino del Norte et le Camino Primitivo en Espagne sont les plus sportifs avec du dénivelé mais également les plus magnifiques en terme de paysages.

Côté français, à part la voie du Puy, les autres chemins sont moins empruntés et de niveau facile (peu de dénivelé).

Bien d’autres chemins existent en Espagne avec départ depuis l’Andalousie, le Chemin du Portugal, vous pouvez partir d’Angleterre, d’Italie, de partout… Il y a forcément un Chemin qui passe à côté de chez vous, lequel avez-vous envie d’expérimenter ?

Qu’est-ce qu’être un pèlerin en 2022 ?

  • Déjà c’est essayer de partir de chez soi. A l’origine pas d’avion ou de train, le pèlerin partait à pied de chez lui. Les temps ont changé, nous n’avons pas forcément 4 mois devant soi mais le mieux est d’essayer de rejoindre le chemin le plus proche de chez soi. Étant nous-mêmes situés en Bretagne, dans notre cas c’était la voie de Tours la plus proche, voie que nous avons rejointe à Poitiers en train.
  • Être un pèlerin c’est être dans le partage, le respect, la communication, la générosité, la bienveillance avec les autres pèlerins et gestionnaires de gîtes. Si vous êtes dans cette dynamique, vous allez expérimenter la vraie gentillesse et la vraie générosité. Des gens qui ne vous connaissent pas mais vous donneraient tout et seront prêts à vous aider. Il faut se nourrir de ça pour diffuser à son tour cette lumière et énergie positive sur le Chemin.
  • Être un pèlerin c’est être dans la simplicité et se satisfaire de l’essentiel. Manger, dormir, marcher et rencontrer seront vos objectifs de la journée et ce qui vous rendra réellement heureux.
  • Être un pèlerin c’est respecter la tradition de ne pas mettre de coquille Saint-Jacques sur son sac lors de son 1er pèlerinage. Comme certains, nous avons choisi de ne pas la mettre car à l’origine le pèlerin ramenait une coquille Saint-Jacques pour prouver qu’il avait bien fait le pèlerinage jusqu’à Santiago. De ce fait lors d’un premier pèlerinage en principe, nous ne devrions pas en mettre sur notre sac. A partir du 2ème, nous pourrions, si on le souhaite, afficher fièrement une coquille. Chacun fait comme il veut mais nous avons choisi de respecter cette tradition de l’origine du pèlerinage et n’avons pas voulu faire comme tout le monde. Malheureusement, maintenant le tourisme de masse est passé par là, vous pouvez vous procurer des coquilles Saint-Jacques dans tous les magasins de souvenirs, coquilles en plastique, qui ne doivent pas venir des côtes Espagnoles mais plutôt en version chinoise… Si vous voulez mettre une coquille sur votre sac, allez voir un poissonnier et demander lui une vraie coquille, n’en achetez pas, ne participez pas à ça.
  • Être un pèlerin c’est souffrir. C’est marcher pendant des km, pendant des jours, avoir des hauts et surtout des bas. Mais il faut des bas pour ensuite apprécier les choses simples de la vie. C’est avoir des ampoules, des courbatures, des douleurs, mais c’est avancer quand même, c’est avoir de la volonté. Le vrai pèlerin ne fait pas porter son sac s’il est en capacité de le faire. Le vrai pèlerin ne prend pas de transport pour aller plus vite ou pour éviter une portion difficile (sauf si pas d’autres possibilités par exemple pour traverser un fleuve avec une navette) .

Qui peut marcher sur les Chemins de Compostelle ?

Alors ça va être très simple : absolument tout le monde !

C’est le principe des Chemins, tout le monde a le droit de vivre cette expérience.

Nous avons tellement vu de profils différents pendant cette aventure que vraiment on peut confirmer que c’est adapté à tout le monde : sportifs ou non, familles avec des enfants et même des bébés de quelques mois, personnes à mobilité réduite (il y a des tronçons adaptés), personnes âgées (plus de 80 ans)…

Si vous avez la volonté et l’envie alors rien d’impossible quelque soit votre situation.

Je ne suis pas sportif ni bon marcheur

Sachez qu’il y a des Chemins plus faciles que d’autres. Le Camino Del Norte et le Camino Primotivo en Espagne sont les Chemins avec le plus de dénivelés. Les autres sont relativement plats et sans difficulté et adaptés pour les profils moins sportifs. Le but du Chemin est de le faire, peu importe le temps que ça prendra ou combien de temps vous pouvez marcher par jour. En y allant à son rythme, il n’y a aucune raison de ne pas y arriver. Vous pouvez adapter vos journées en ne marchant que quelques heures le matin et vous reposer l’après-midi, faire des jours de pause…

Je suis très sportif et j’ai peur de m’ennuyer

C’était une de nos craintes avant de partir. Après avoir fait le GR10, GR20 et GRR2 et amateurs de grands treks, nous avions peur de nous ennuyer à marcher sur des surfaces plutôt planes avec des paysages monotones. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi le Camino del Norte, le chemin avec le plus de dénivelés. Et effectivement nous avons été servis avec des journées +1000/-1000m de dénivelé et des paysages océaniques merveilleux. Bien sûr il y a des passages plus monotones mais c’est important aussi pour la reconnexion à soi afin de ne pas être tout le temps dans la souffrance mais aussi dans seulement la contemplation du paysage. Nous recommandons donc ce chemin pour les profils sportifs (même si des personnes beaucoup moins sportives l’empruntaient également).

Je suis à mobilité réduite

Même à mobilité réduite c’est possible. Il y a des tronçons adaptés pour les personnes en fauteuil roulant par exemple. Des accompagnements sont possibles avec diverses associations. N’hésitez pas à contacter l’association Jacquaire de votre région pour plus d’informations.

Je n’aime pas marcher mais je veux faire le Chemin

Il est possible de faire le Chemin de Compostelle même sans marcher ! Il est possible de se déplacer à vélo (même électrique), à cheval, à dos d’âne, ou autres moyens de locomotion qui n’utilisent pas de moteur thermique.

Nous avons rencontré de nombreux cyclistes, c’est très courant sur le Chemin. Sachez seulement que si vous voulez obtenir le diplôme Compostela à Saint-Jacques, il vous faudra faire à vélo au moins les 200 km avant d’arriver à St Jacques, si vous êtes à pied c’est seulement les 100 derniers kms.

J’ai des enfants, dont certains en bas-âge

Nous avons croisé de nombreuses familles avec des enfants, cela ne pose aucun problème. Il faut adapter le temps de marche et la distance sur la journée. Vous traverserez durant la journée des petits villages vous permettant de vous arrêter souvent. Également pendant les journées de nombreux lieux à visiter (églises, monastères, châteaux) pouvant distraire les enfants. Les hébergements rencontrés vous permettront de bénéficier de chambres individuelles. Les dortoirs ne sont pas conseillés avec des enfants étant donné qu’ils sont partagés avec des adultes (mais il existe des dortoirs de 4-6 personnes que vous pouvez privatiser).

Je marche seul(e), est-ce que c’est dangereux

Alors pas du tout, il y a de nombreuses personnes seules sur le Chemin, qui décident de rester seules ou de marcher à plusieurs. Il y a une très bonne ambiance et une importante entraide et générosité. Être seul(e) ne doit pas être un frein pour partir, vous pouvez vous lancer sereinement. Vous ne serez pas longtemps seul(e) sur les Chemins avec les autres pèlerins.

Je ne suis pas du tout pieux ou d’une confession autre que chrétienne

Il n’y a pas de problème non plus. A l’origine il est vrai que les pèlerins étaient chrétiens, croyants et pratiquants. A l’heure actuelle, le Chemin a évolué et accueille vraiment tout le monde. Sachez que vous pourrez parfois être amené à dormir dans des monastères ou des ermitages avec des moines ou des sœurs. Si vous êtes d’une autre confession et que cela ne vous dérange pas alors aucun soucis. Par contre bien sûr il est demandé de respecter les lieux de recueillement et les moments de prière et de s’abstenir de visiter dans ces moments-là.

Je n’ai pas beaucoup d’argent pour voyager

L’argent également ne doit pas être un frein. A l’origine le pèlerin était pauvre et était aidé par les personnes rencontrées ou chez qui il logeait. Cet esprit ne s’est pas totalement perdu. En tant que pèlerin vous pouvez demander de l’eau gratuitement partout. Également pour la nourriture vous pouvez demander un geste de la part des commerçants. Bien souvent ils vous donneront les invendus de la veille. Parfois même sans demander, les gens spontanément nous donnaient un sandwich, des fruits, ça leur faisait plaisir d’aider et de participer à cette grande chaine de solidarité. Pour les hébergements, certains sont en “donativo” c’est-à-dire que vous donner ce que vous voulez. Avec la crédencial avec vous (on vous explique plus bas ce que c’est) vous bénéficiez partout du tarif spécial pèlerin dans tous les hébergements partenaires. Clairement, le pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle est le voyage le moins couteux que vous pourrez faire.

J’aime mon confort et je ne veux pas d’une vie spartiate

En terme de logement, vous aurez vraiment le choix. Vous n’aimez pas les salles de bains partagées et les dortoirs ? Alors vous pouvez aller à l’hôtel, en gîte, en maisons d’hôtes luxueuses avec piscine. Bien sûr ce n’est pas le même budget mais si vous voulez du confort vous en trouverez sans problème sur le Chemin.

Je ne parle pas Espagnol

Il n’y a pas besoin d’être bilingue pour faire la partie Espagnole. Vous n’êtes pas le seul étranger et les personnes ont l’habitude de s’adapter. Vous pouvez vous munir d’un petit dictionnaire ou si vous avez votre téléphone, utiliser l’application Google Traduction. Vous pouvez marcher avec d’autres français, il y aura toujours quelqu’un de débrouillard avec les langues étrangères. Faire le Chemin ce n’est pas forcément aller jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Vous pouvez très bien rester en France, vous aurez des centaines de km de sentiers déjà à expérimenter.

Quand partir marcher sur les Chemins de Compostelle ?

La meilleure période est bien sûr hors saison, c’est-à-dire au printemps et à l’automne pour éviter une trop grosse foule de pèlerins et de touristes et pour également éviter les fortes chaleurs de l’été.

Si vos seules disponibilités sont pendant l’été, pas de panique, il faudra organiser vos journées pour marcher le matin, faire une longue pause entre 12h et 15h et reprendre votre marche l’après-midi si vous voulez continuer. Pendant l’été, le Camino del Norte est vraiment approprié car vous pourrez vous rafraichir avec quelques baignades dans l’Océan, profiter des campings avec piscine et d’un climat océanique très doux même en plein été. Vous ne souffrirez pas des chaleurs sur cet itinéraire.

En hiver, il est bien sûr possible de faire le Chemin si vous êtes bien équipés contre le froid et la pluie. Par contre attention en hiver car la majorité des auberges et gites seront fermés. Il faudra bien organiser vos étapes et vos hébergements suffisamment à l’avance.

Avant de partir sur les Chemins de Compostelle

Sans forcément céder à une planification stricte, il y a quelques éléments à préparer avant de partir.

Inspiration lecture et filmographique

Quoi de mieux que de se plonger dans l’ambiance avant de partir ? Notre déclic pour se lancer sur les Chemins de Compostelle a été de visionner le somptueux documentaire de Pauline Wald : “Chemins de Vie, Marcher vers son essentiel”.

On vous le recommande à 1000 %.

Vous pouvez vous le procurer en DVD ou le commander/louer en VOD.

Si vous êtes plus lecture, alors vous ne serez pas en reste. A la suite de ce documentaire, Pauline Wald a écrit un livre que nous avons dévoré. Le livre est complètement complémentaire avec le film. Des livres de pèlerins sur le Chemin de Compostelle, il y en a la pelle. Vous n’aurez aucun mal à en trouver. Mais si on peut vous en conseiller un, c’est vraiment celui-ci Marcher vers son Essentiel aux éditions Eyrolles paru le 10/03/2022 (version numérique disponible).

Dans ce carnet de voyage, Pauline partage avec nous son cheminement intérieur : comment elle fait face à la fatigue, à la solitude, au flot incessant d’angoisses sur son avenir et de questionnements sur le sens de cette marche, mais aussi comment elle retrouve peu à peu le chemin vers son cœur et sa joie. Durant ses 4 mois de marche à travers la France et l’Espagne (environ 2000 km à pied), elle rencontre de nombreux pèlerins. Elle leur demande ce qui les a amenés à se lancer sur ce Chemin. Pourquoi des personnes de différents milieux, d’âges différents et pour des raisons différentes sont prêtes à tout quitter et à prendre un sac à dos pour aller marcher ?

Vous pouvez le commander via ce lien au format numérique ou en version papier selon votre préférence. Avant de le commander, voici un petit extrait que vous pouvez lire via ce lien.

Alors, est-ce que ça vous donne envie de vous lancer sur le Chemin ? Pauline Wald organise aussi des e-projections et des projections en salle ou lors d’événements. N’hésitez pas à la suivre sur ces différents réseaux sociaux Facebook, Instagram et YouTube pour d’autres contenus inspirants.

Les guides, l’application mobile et la crédencial

Il vous faut ces 3 éléments pour partir serein. De nombreux outils existent pour vous faciliter la vie au quotidien et profiter de votre marche.

Concernant les guides, on vous conseille sans hésitation les guides Miam Miam Dodo pour les avoir utilisés sur la partie française (pas de guide de cette édition pour le Camino Del Norte, on espère très bientôt pour les futurs pèlerins !). Très bien illustrés avec des cartes et toutes les informations utiles pour trouver son hébergement et de quoi se restaurer. Ils existent aussi en version électronique afin de s’éviter le point d’un livre (car ils sont quand même assez épais).

Vous pouvez coupler cela avec l’application mobile gratuite et en Français “Buen Camino”, elle nous a été très utile sur la partie Espagnole et c’est très pratique de pouvoir se géolocaliser en temps réel.

Avant de partir il faut vous procurer absolument la crédencial, c’est clairement le passeport des pèlerins qui va vous démarquer des touristes. En effet certains hébergements proposent un tarif très bas uniquement pour les pèlerins. Les hébergements vous demanderont donc la crédencial pour vous appliquer ce tarif. Il faudra la faire tamponner à chacun de vos passages pour prouver votre itinéraire et ça vous fera en plus un très beau souvenir de votre parcours. Vous pouvez l’utiliser sur plusieurs années si vous faîtes le Chemin en plusieurs fois. Vous pouvez vous en procurer à l’association Jacquaire la plus proche de chez vous ou sur le site internet de l’Agence Française des Chemins de Compostelle 10 jours avant votre départ. Comptez environ 10 euros. Il en faut une par pèlerin. Si vous n’avez pas pu l’avoir avant de partir, vous pourrez en récupérer tout au long du Chemin dans les associations ou certains édifices religieux ou grandes étapes.

Sites internets utiles

Nous vous apportons des informations mais certains sites spécialisés sont une mine d’informations avec des cartes interactives des itinéraires, des bons plans, des interviews…

On vous conseille donc de parcourir le site de l’Agence Française des Chemins de Compostelle et le site Chemin de Compostelle avant de partir. Avec ce dernier, nous pouvons ouvrir les cartes des itinéraires directement sur Google Maps ce qui a été très pratique sur certaines portions. Nous vous intégrons cette carte ci-dessous pour qu’à votre tour vous puissiez l’utiliser (il faut cliquer sur le carré en pointillé en haut à droite afin que la carte s’ouvre avec Google Maps).

Le matériel

Pour marcher sans trop souffrir, il faut marcher le plus léger possible. C’est la grande règle pour tous les treks. De ce fait, pas besoin de se charger de beaucoup de matériel, surtout que vous serez loin d’être isolés et que vous pourrez toujours acheter quelque chose de manquant en cours de chemin.

Si vous comptez dormir tous les soirs en gîtes/hôtels/auberges, la matériel sera très simple : vêtements adaptés pour tous les temps, une bonne paire de chaussure déjà faite à votre pied, un sac à dos de 30-40 L max, sac de couchage adapté à la saison, protection solaire, nécessaire de toilettes, trousse de secours, boules Quies (extrêmement indispensables si vous comptez dormir en dortoir), …

Si vous comptez faire du bivouac et camper dans les auberges ou en camping, en plus de tout cela il faudra bien sûr votre nécessaire de camping (tente, matelas de sol,…). Pour une personne seule, ça peut commencer à faire lourd à porter, le mieux est d’être deux pour se répartir le poids. Si vous avez l’habitude de voyager de cette façon alors vous ne rencontrerez aucun problème. Si c’est la première fois, il est conseillé de tester le matériel et de faire des marches de plusieurs kms afin d’appréhender la difficulté de ce poids supplémentaire.

Nous avons écrit un article spécifique sur notre matériel de trekking testé et approuvé, vous pouvez vous en inspirer pour réunir votre propre matériel. Pour cette aventure, nous avons seulement acheté de nouveaux sacs plus compacts et plus légers : des sacs Deuter série air contact 40 + 10 L achetés chez Snowleader qu’on ne regrette pas.

Concernant la nourriture, il n’est vraiment pas nécessaire de prendre de réchaud et de matériel de cuisine, sauf si vous voulez vraiment voyager en totale autonomie. Vous n’aurez aucun problème pour vous ravitailler tous les jours, à notre sens c’est vraiment du poids supplémentaire inutile pour ce type d’aventure.

Pendant le pèlerinage

Les différents types d’hébergements et leurs tarifs

Le Chemin est vraiment adapté pour toutes les bourses. En plus de cela, faire le Chemin ce sera l’occasion de dormir dans des lieux complètements atypiques comme des monastères par exemple :

  • pour les petits budgets : le bivouac, le camping et les dortoirs en auberges (albergue en espagnol) : à part le bivouac qui est gratuit et autorisé sur le Chemin, compter environ 10 euros/nuit/personne pour une place en camping ou un lit en dortoir avec accès sanitaires communs et parfois cuisine commune. Dans certaines auberges ce prix comprend le petit-déjeuner
  • pour les budgets moyens : les chambres individuelles en auberges, en gîtes, à l’hôtel, en airBnB : en fonction des villes compter entre 40 et 60 euros pour une chambre. Certains établissements mettent à disposition une cuisine commune
  • pour les budgets plus importants : pour cette catégorie, nous sommes sur des prestations offrant du confort et des services spécifiques comme piscine, tables d’hôtes, transport de bagages… A retrouver dans des gîtes, maisons d’hôtes, hôtels, etc.
  • autres : les auberges en donativo (dons libres) : vous bénéficierez du repas du soir, du petit-déjeuner et d’une nuit en dortoir (voire parfois chambre individuelle quand c’est possible) pour le prix qui vous semble approprié pour les services proposés. Le but est de bien sûr jouer le jeu et de donner quelque chose même une petite somme pour continuer à soutenir ces démarches très généreuses envers les pèlerins.

Pendant l’été, prévoyez de réserver vos logements en avance (au moins 48h avant). Les auberges bien souvent ne prennent pas les réservations, c’est premier arrivé, premier servi. Ça peut donc être stressant pour les gens qui ne marchent pas vite. Il va donc falloir soit vous lever très tôt pour ne pas arriver trop tard, soit choisir des hébergements avec réservations possibles. Pour les campings, si vous avez votre propre tente, aucune nécessité de réserver en avance, il y aura toujours une petite place pour un pèlerin.

Se restaurer

Vraiment aucun problème de ce côté là, nous sommes loin des treks isolés en pleine montagne. Nous n’avons rencontré aucune difficulté pour nous ravitailler tout au long du Chemin avec supermarchés, supérettes, épiceries, boulangeries, restaurants… Même pour nous qui sommes végétariens, nous n’avons rencontré aucun problème pour nos repas.

En Espagne également, les petits bars à tapas permettant de manger à toute heure de la journée sont très pratiques.

Il faut seulement faire parfois attention le dimanche où en France comme en Espagne, beaucoup d’établissements sont fermés, même en plein été.

S’orienter sur le Chemin

Il n’est vraiment pas possible de se perdre sur les différents itinéraires. Il faut tout simplement suivre les marques du symbole des chemins de Saint-Jacques à savoir bien souvent la coquille Saint-Jacques. Vous pourrez rencontrer d’autres symboles comme la croix de Saint-Jean, les marques rouge et blanche des GR, etc.

Il faut juste être vigilant car sur votre chemin se croiseront d’autres itinéraires de randonnées. Il ne faudra pas perdre de vue votre marque pour ne pas dévier sur d’autres chemins. Si vous vous perdez, alors n’hésitez pas à demander aux locaux ou aux autres randonneurs. Les gens seront toujours très heureux de vous ramener sur le bon chemin.

Quand vous marcherez, les pèlerins, randonneurs et même les locaux vous diront “Buen Camino” (Bon Chemin) ou “Ultréïa” (expression latine datant du Moyen-Age pouvant être traduite par “Allons” ou “Courage”). C’est très courant alors n’hésitez pas à rendre ces messages d’encouragement entre marcheurs.

La fin du pèlerinage de Compostelle

Après des semaines de marches et plusieurs centaines de kms, vous arrivez enfin à Saint-Jacques-de-Compostelle devant la somptueuse cathédrale. Il est quasiment impossible de vous décrire avec des mots ce que l’on ressent à ce moment-là : extrême joie, tristesse de la fin d’une aventure, excitation, délivrance… On ne peut encore une fois vous inviter à vivre cette aventure pour comprendre.

C’est la fin, qu’est ce qu’il reste à faire ? Tout d’abord vous rendre au bureau des pèlerins pour qu’on vous remette le fameux document Compostela qui attestera que vous avez réalisé le pèlerinage. Pour certains juste un bout de papier sans importance, pour d’autres un souvenir transmis de génération en génération. C’est totalement gratuit, il faudra seulement présenter votre crédencial. Le document est écrit en latin comme à l’époque avec votre nom et prénom en latin pour le rendre le plus proche de la réalité de l’époque.

Même si vous n’êtes pas croyants et que vous n’avez pas l’habitude d’assister à des messes, on vous conseille tout de même d’aller assister à la messe des pèlerins dans la cathédrale qui a lieu plusieurs fois par jour. Au début de cette messe, les pèlerins arrivés lors des dernières 24h sont annoncés par le prêtre et c’est l’occasion de mettre un terme officiel à cette aventure.

Enfin, profiter de cette aventure pour visiter les différents établissements religieux et les musées de la ville. Vous aurez des tarifs privilégiés en tant que pèlerins en présentant votre crédencial ou votre Compostela.

Si vous avez encore envie de marcher, alors n’hésitez pas à continuer jusqu’à Finisterra, le point le plus à l’Ouest de l’Espagne, littéralement, “là ou finit la Terre”. Environ 3 jours supplémentaires de marche. Sinon il y a également des navettes qui font l’aller retour dans la journée pour vous y rendre.

Et après le pèlerinage, quand on rentre chez soi et que la routine et le quotidien reprennent le dessus, il se passe quoi ? Sachez que c’est un moment difficile à vivre pour tous les pèlerins. Le Chemin vous changera complètement, vous ne serez plus la même personne. Vos envies auront changé, vous vous sentirez en décalage avec vos proches, vous aurez trouvé les réponses à vos questions permettant d’orienter différemment votre vie, vous aurez pris des décisions. Chaque personne vit ce moment très différemment. Mais sachez que ce moment pourra être difficile, même au point de peut-être vivre un moment dépressif, le temps que votre esprit et votre corps s’accordent sur ce nouveau quotidien moins dynamique. Mais très vite, vous allez reprendre le dessus grâce à vos nouveaux objectifs.

Pauline Wald décrit extrêmement bien cette période d’après Chemin dans son livre, à lire avant de partir et à relire une fois revenu. Il aide vraiment pendant cette période difficile du retour du Chemin. Ce n’est pas parce qu’on est revenu que le Chemin vers soi s’arrête, non il continue encore et c’est à nous-mêmes de continuer ce Chemin vers notre essentiel.

Notre pèlerinage et retour d’expérience

Chaque pèlerin est différent et vivra le Chemin de manière différente. Alors nous allons vous expliquer notre histoire et notre aventure, nos choix, nos meilleurs souvenirs ainsi que les pires…

Bien sûr comme chaque aventure ne se passe jamais comme prévu, il y a eu de nombreux rebondissements !

Nous sommes donc partis le 30 juin 2022 de Poitiers pour faire 1200 km jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle pendant 2 mois. Nous ne sommes jamais dans la demi-mesure, nous avons choisi de faire le Chemin en une seule fois car une fois lancé, on voulait aller jusqu’au bout. Bien sûr être Digital Nomad et avoir tout le temps devant nous aide bien à se lancer dans ce genre de projet. Qui dit Digital Nomad, dit que nous avons continué de travailler tout le long du Chemin, nous transportions donc notre ordinateur avec nous. Il est bien possible que nous soyons les premiers pèlerins 2.0 du Chemin ! Ça n’a pas toujours été facile mais ce n’est pas impossible !

Nous sommes adeptes des aventures en dehors des sentiers battus et aimons aller là où peu de gens vont pour plus d’authenticité. Nous avons donc choisi la voie de Tours pour débuter en France, une des voies françaises les moins pratiquées et de poursuivre ensuite avec le Camino Del Norte en Espagne afin de pouvoir profiter des plages et des campings pendant l’été. Cette voie également (Camino Del Norte) est un des Chemins les moins empruntés en raison de l’important dénivelé sur certaines portions.

En prenant des Chemins moins fréquentés, quelques difficultés peuvent intervenir : peu de logement sur certaines portions voire par du tout, traversée de petits villages sans commerces, balisages manquants… Le fait d’avoir la tente nous a permis de pallier à certaines portions sans logement ou à des prix en dehors de notre budget (de notre point de vue, on ne fait le pèlerinage de Compostelle pour payer des nuits à plus de 100 euros). Les campings étaient bien pratiques dans notre cas. Mais ces quelques difficultés sont vite oubliées car ce sont des Chemins peu empruntés et qu’il est possible de trouver la solitude. Vous ne serez bien sûr pas seuls mais loin de l’autoroute des pèlerins comme est si justement appelé le Camino Francés en Espagne.

Nous ne regrettons pas d’avoir emprunté la voie de Tours. Elle nous a offert de belles visites d’édifices et des nuits dans des endroits insolites comme un ermitage avec des sœurs. Les paysages sont très campagnards avec beaucoup de champs ce qui peut rendre le Chemin assez monotone parfois.

La pire section a été celle des Landes ou pendant des jours on marche dans le sable avec comme pour seuls paysages, les rangées infinies de pin avec peu d’ombre et peu de point d’eau. N’oublions pas de rajouter à cela l’été 2022 avec la canicule et les incendies en Gironde pile au moment où nous traversions cette région. Nous avons dû même sauter une portion des Landes car interdit d’accès dans la forêt par arrêté préfectoral. Bref une période compliquée.

Nous avons donc bifurqué direction Hendaye pour éviter cette zone dangereuse et interdite. Depuis Hendaye, nous avons ensuite débuté le Camino Del Norte. Il est vrai qu’il y a du dénivelé mais rien d’insurmontable en le faisant à son rythme. Avec notre tente, tous les soirs nous pouvions aller dans les campings et profiter du bord d’Océan pour se rafraichir quasiment tous les soirs. C’est vraiment la portion que nous avons préférée. Nous avons traversé le Pays Basque Espagnol et ses paysages verdoyants, la Cantabrie sur les voies romaines et les traces des templiers, les Asturies avec ses criques sauvages aux eaux turquoises et la Galice avec son ambiance celtique.

En résumé, n’ayez pas peur d’emprunter des sentiers moins touristiques, vous découvrirez des lieux authentiques loin des foules, sans que cela vous empêche de rencontrer d’autres pèlerins.

Au final ce sera 1000 km parcourus sur 45 jours et une aventure inoubliable.

Nos meilleurs souvenirs : Camper dans la citadelle Vauban de Blaye en bord d’estuaire de la Garonne, avoir visité les magnifiques petits villages médiévaux comme Lusignan et Melle en Nouvelle Aquitaine, avoir passé une soirée avec des Sœurs dans un ermitage, avoir été accueillis dans un monastère par des moines pour y passer la nuit, avoir visité des édifices religieux somptueux, avoir croisé des biches avec des faons au détour des chemins, avoir assisté à la fête du village de Santullan en Cantabrie, être heureux de manger une tortilla à 11h pour retrouver des forces, avoir assisté à un renouvellement de vœux de mariage entre pèlerins dans une auberge, être tombé amoureux des Asturies et de ses paysages, arriver à Saint-Jacques-de-Compostelle… et tellement d’autres…

Nos pires souvenirs : la traversée des Landes pendant la canicule, les chemins en bord de route pendant des kms, les dortoirs où on ne dort pas à cause des ronfleurs (même avec des boules Quies…), le côté trop touristique parfois du Chemin avec boutiques de souvenirs et prix exorbitants ne jouant pas le jeu du pèlerinage…

Nous sommes revenus de cette aventure satisfaits et heureux d’avoir réalisé cette envie qui nous trottait dans la tête depuis tant d’année. Pendant cette aventure nous avons ri, nous avons pleuré, nous avons été émerveillés, nous avons vécu pleinement…

Bilan de cette aventure

Le bilan de cette aventure est bien sûr plus que positif ! Nous avons vécu une aventure humaine, mentale et physique extraordinaire. Très différente des treks déjà fait jusqu’à présent mais qui vaut le coup d’être vécue.

Si vous avez envie de vous lancer à votre tour, n’hésitez pas. Faites le Chemin de Compostelle à votre manière mais faites le, faites devenir réalité cette envie que vous avez au fond de vous. Bien sûr, il y aura des moments difficiles, vous aurez envie d’abandonner mais ne lâchez pas. C’est ainsi qu’on vit passionnément.

Nous espérons vous avoir inspirés et vous avoir donné des informations utiles pour préparer cette aventure. Nous avons envie de rendre cet article de blog évolutif et encore plus vivant que les autres et nous aimerions le renseigner en fonction de vos interrogations ou de vos demandes d’éclaircissement. Alors n’hésitez pas à poser vos questions en commentaire et nous alimenterons l’article avec nos réponses.

Et ce qui nous ferait encore plus plaisir ? Que vous nous racontiez VOTRE expérience du Chemin de Compostelle. Si vous l’avez déjà fait ou à votre retour quand vous reviendrez. Nous espérons que la lecture de cet article sera votre élément déclencheur pour vous lancer dans cette aventure vers soi, cette aventure vers l’essentiel.

Buen camino, quoi que vous fassiez…

Nous dédicaçons cet article à tous les pèlerins rencontrés qui ont partagé un bout de Chemin avec nous. A toutes ces rencontres merveilleuses, Hortense, Jean-Gabriel, sœur Véronique, Patrick et Annick, Dominique… Aux communes et à leurs municipalités pour mettre à disposition des infrastructures pour les pèlerins et de laisser les églises ouvertes. A tous ces gérants d’auberges et de gîtes qui nous ont accueillis avec gentillesse et générosité. Aux locaux qui mettent à disposition gratuitement de l’eau et de la nourriture au bord des chemins. A tous ces commerçants qui nous ont offert de la nourriture. A la magie du Chemin pour nous avoir donné ce dont nous rêvions dans les moments difficiles…

Aventure réalisée lors de l’été 2022